Georges Ambroise Robinard, capitaine négrier.

Georges Ambroise Robinard, capitaine négrier.

Georges Ambroise ROBINARD (sosa n° 360)


Fils de Gilles (notaire et de Louise HAUGOMMAT, il est né le 2 mars 1729 à Brain sur Vilaine (35)

Nous ne savons rien de lui jusqu’en 1758, année au cours de laquelle il entame une carrière dans la marine marchande.

Novice en 1758, il devient deuxième lieutenant sur le THÉOPHILE en 1759.

On le retrouve second capitaine sur la MARQUISE DE LANGEAC (sans indication de date).

Second capitaine sur le LANNOY, navire négrier à la Côte d’Or ( actuellement le Ghana) de 1765 à 1766.

Second capitaine sur la MARIE-CHARLOTTE à la Côte d’Or en juin 1767

Le 23 juin 1770 il se marie à Nantes avec sa nièce Marie Anne MILLET (une dispense de consanguinité du 1er au second degré a été accordée par le pape Clément XIV)

Le 11 août 1770 il part de Nantes à bord de l’UNION, navire négrier, en qualité de capitaine.

Le 7 avril 1771 ( soit 9 mois après son mariage) son épouse accouche d’un enfant mort-né.

Le parcours du navire négrier et de son capitaine nous est relaté dans le livre : LES EXPÉDITIONS NÉGRIERES FRANÇAISES AU XVIIIe SIECLE tome1 p542 et 543

Les 7 et 8 septembre le navire fait escale à Gorée (Sénégal), puis commence la traite des noirs à Albreda (Gambie) du 12 septembre au 20 novembre. Là le capitaine commença sa traite par 3 femmes et ensuite plusieurs autres des deux sexes, et comme il est d’usage de faire une défense publique à tout l’équipage d’avoir aucun commerce avec les femmes négresses, le sieur Robinard ne s’y conforma point...Il navigue ensuite jusqu’au Grand Bassa (Libéria) et là il a montré l’exemple de la plus grande dissolution. Il s’est donné en spectacle à tout l’équipage en s’étendant le soir sur la tugue (Terme de Marine. C'est une espèce de couverte ou de faux tillac qu'on élève au-devant de la dunette sur quatre ou six piliers, qui est fait de barreaux pour se mettre à couvert du soleil et de la pluie.) au milieu d’une douzaine de femmes qui le frottaient avec leurs mains par tout le corps, après cela il introduisait dans sa cabane plusieurs de ces femmes avec lesquelles il passait la nuit, nommément la femme d’un nommé Jolicoeur, courtier, et une borgne qu’il avait en otage du Roy soldat. Sa cupidité et sa jalousie l’ont porté à maltraiter des gens de son équipage»... et il en est donné plusieurs exemples.

Il repart ensuite le 16 juillet 1771 avec 241 Noirs pour le Cap (Haïti), ou il arrive le 27 octobre. Les esclaves ne sont plus que 201 (67 hommes, 45 femmes, 40 garçons et 49 filles).

Il revient à Nantes le 23 mars 1772. L’expédition aura duré 19 mois et 2 semaines. Toutefois, le rapport du capitaine fait à l'Amirauté de Nantes au retour du navire nous apprend que Georges Ambroise avait démissionné de son poste de capitaine en date du 21 janvier 1772 et remplacé par le capitaine Charles Adrie Fontaine.


Nous ne savons plus grand chose de lui, sauf qu'il est resté à Nantes, où ses fils sont nés respectivement les 2 novembre 1773 et 19 octobre 1774. Il y est décédé le 20 mars 1780 à l’âge de 51 ans.


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